Rongorongo

Rongorongo_C-b_Mamari_400

Les supports de l’écriture Rongorongo propre aux Pascuans sont généralement des tablettes en bois. On dénombre à ce jour 21 tablettes connues et répertoriées.
Hippolyte Roussel et Gaspar Zumbohm furent les premiers avant 1869 à essayer de les déchiffrer avec l’aide des habitants de l’île de Pâques. En vain, les propos demeuraient incohérents.
Depuis, les recherches se sont multipliées. Certains ont émis l’hypothèse que les glyphes devaient constituer un moyen mnémotechnique et que les tablettes étaient par le passé des objets « tabou ».

Rongorongo_Aruku-Kurenga400

Il semble qu’il s’agirait plutôt d’un système de notation proche d’une écriture. Mais celle-ci ne comporte que 12467 signes.
En 1995, Steven Roger Fisher en fait une étude approfondie et parvient à la conclusion que cette écriture ne daterait que de la fin du XVIIIème siècle. Elle aurait été inspirée par les signatures des chefs pascuans lorsqu’ils ratifièrent le traité d’annexion à l’Espagne en 1770.
En 1864, le frère Eyraud de la Congrégation du Sacré-Coeur débarque dans l’île, découvre une population moribonde et une centaine de tablettes.
Celles-ci n’auraient donc été réalisées que sur un siècle (1770 – 1864) ? Ceci demeure toujours une hypothèse.

Rongorongo_Small_London

On pourra lire le point de vue de Fischer : Easter Island’s Rongorongo Script avec de nombreux dessins explicatifs et comparatifs ; et celui de Jacques B. M. Guy : The Easter Island Tablets qui le critique et réaffirme la seule chose dont il soit sûr : l’existence d’un calendrier lunaire sur la tablette Mamari.
L’article sur Wikipédia (en français) est fort bien réalisé, donnant le corpus des objets supports de glyphes Rongorongo. Celui sur Wikipedia anglais permet en outre de découvrir toutes les photographies de ces supports de Rongorongo.
Enfin, un site très bien documenté : Rongo-Rongo.

Source : Orliac M.&C., 2008, Trésors de l’île de Pâques, Ed. Louise Leiris & Ed. D.
Photos : Extraites du site Rongorongo_text_c.(en.wikipedia).
Photo 1 : Tablette Mamari, Musée des SS CC de Picpus Rome.
Photo 2 : Tablette Aruku Kurenga, Musée des SS CC de Picpus, Rome.
Photo 3 : Tablette de Londres, The British Museum.

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