Si Tahiti m’était conté…

Couronne Pae Kaha, ayant appartenu au chef Iotete. Photo de l’auteure au musée des explorations du monde de Cannes, juillet 2022.

Une invitation au voyage vers la Polynésie nous est proposée par l’exposition du musée de la Castre à Cannes (rebaptisé Musée des explorations du monde). Elle s’appuie sur le personnage d’Edmond Ginoux de la Coche, un journaliste qui débarque en Polynésie dans les années 1840. Du Petit-Thouars a annexé les îles Marquises en 1842, et c’est dans ce contexte mouvementé qu’arrive Edmond. D’abord missionné pour faire des études de géologie, de zoologie et de botanique, il voyage en 1843 avec le nouveau gouverneur de l’Océanie française, Armand Joseph Bruat, qui va lui confier la création du premier journal de l’Océanie française. Il partage son temps entre Marquises et Tahiti et rentre en France en 1845.

Vékétou. Grand-prêtre de Nuku-Hiva © Adèle de Dombasle

Il reviendra en 1847 accompagné de l’illustratrice Adèle de Dombasle. En 1850 il est à Paris ayant rapporté environ 500 objets océaniens et américains, et fonde le « Musée Ginoux ».
Il passera les années suivantes, jusqu’à sa mort en 1866, à rédiger son Catalogue raisonné des objets ethnographiques composant ma collection.


1874 : Adèle de Dombasle, qui a recueilli la collection au décès d’Edmond, ne peut poursuivre le projet de musée et vend la collection au baron Lycklama.
Ce Tinco Martinus Lycklama est un aristocrate hollandais, voyageur et archéologue. En 1872, il s’installera à Cannes et fera don de sa collection à la ville en 1877.

Le musée ne présente pas uniquement une collection océanienne. En 1973, il a acquis 29 objets Inuit de la collection Gontran de Poncins. Ce dernier était un écrivain qui a voyagé dans les années 1938/39 pendant 13 mois dans le Grand Nord canadien en compagnie des Inuit Netsilik. Cette collection s’est enrichie depuis.
Notons encore une collection Himalaya-Tibet comportant plus de 200 objets, une collection d’objets précolombiens, africains, une belle collection d’instruments de musiques et enfin des objets mélanésiens qui complètent la collection océanienne.

Photo 3 : Peigne (illaigutik), anc. collection G. de Poncins

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