Introduction aux arts aborigènes d’Australie

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L’association Détours des Mondes propose, la semaine du 29 novembre, une conférence sur les arts aborigènes d’Australie. Il s’agira d’une introduction visant à donner quelques clés pour la compréhension des peintures sur écorce de la Terre d’Arnhem et le début des peintures acryliques du Désert central.

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Les peintures corporelles, les objets rituels, les dessins sur le sable, les écorces et les acryliques sur toile sont en effet emblématiques d’êtres ancestraux. Nous essayerons de comprendre en quel sens.
Ainsi, Philippe Descola parle-t-il, dans l’exposition « la Fabrique des images », de deux possibilités de figuration de l’ordre totémique : soit à partir de ceux qui l’ont généré sans montrer le résultat, soit à partir du résultat sans montrer ceux qui en sont la cause.
Les écorces avec les peintures aux rayons X et les acryliques sur toile sont-ils caractéristiques de ces deux modes ?

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Enfin, quelques aspects de la culture matérielle seront évoqués.

Photo 1 : Contemporary Aboriginal artist at Gunbalanya (Oenpelli) painting an image of a lizard with X-ray features. Such paintings reflect an unbroken continuity with the ancient X-ray tradition. The Metropolitan Museum of Art.
Photo 2 : Photo de Rêve de carotte sauvage dans l’exposition « La Fabrique des images », 2010, Musée du Quai Branly.
Photo 3 : Peinture sur écorce, Midjau-Midjawu, groupe Gunwinggu, section Nagodyok, moitié Dua, Musée du Quai Branly.

2 commentaires sur “Introduction aux arts aborigènes d’Australie

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  1. Je trouve la question mal posée (que signifie emblématique). Ce n’est vrai que de la terre d’Arhnem (les Mimi) ou du Kimberley (gwion gwion ou wandjina)puisque les écorces ou les ocres reproduisent l’art rupestre.
    Mais les objets ou les peintures du désert sont Les « cartes » de territoires identitaires et d’itinéraires totémiques en rapport avec le Rêve qui n’est pas seulement un mythe ancestral puisque réactualisé par le rite et toujours actif (espace à N dimensions dont le notre n’est que la projection comme dans la caverne de Platon)
    ainsi les esprits enfants.il s’agit donc plutôt d’un art magique(au sens des surréalistes) et pas vraiment d’une représentation.

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  2. Bonjour Yvan,
    Je suis d’accord avec toi sur le mot « emblématique » employé ici ; il est mal choisi. J’espère avoir mieux éclairé mes auditeurs la semaine dernière que par cette phrase introductive.
    J’adhère tout à fait à ce que tu écris ; il n’y a pas de « représentation » au sens où un instant t serait figé mais une dynamique toujours réactualisée.
    Quant à la question sur le système de la figuration mis en place par Philippe Descola ; elle est là pour lancer le débat sur les séparations qu’une pensée systémique instaure et schématise nécessairement.

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